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Institut des Frères des Écoles Chrétiennes

 

 

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Roubaix : des écoles populaires

 

Roubaix compte 13 000 habitants quand arrivent les Frères, en 1830.
Et 65 000 en 1865, du fait de la création de manufactures, qui emploient beaucoup d'enfants de moins de 13 ans : 8 écoles gratuites et une payante sont la réponse des Frères à ce développement. Le directeur de l'école Notre-Dame, Frère Frédéric, meurt épuisé en 1843, à 42 ans.l'école de la rue Rollin

En 1845, les industriels de Roubaix ouvrent des classes d'apprentis, qu'ils confient aux Frères. Bientôt s'y ajoutent des cours du soir pour adultes. En 1851 se crée l'école Saint-Martin, en 1859, Sainte-Élisabeth, en 1863, Saint-Vincent et en 1865, l'école du Vénérable de La Salle, chaque communauté ayant en plus la charge d'annexes.

Autre participation à la valorisation de cette ville en expansion industrielle, un Frère, Edmond de Jésus Wallaert, professeur de dessin à Notre-Dame, réalise avec ses élèves un plan en relief de la ville, pour l'Exposition inter­nationale de Vienne (1873). Ce plan est aujourd'hui à la Bibliothèque municipale de Roubaix.

La laïcisation des écoles de garçons, votée par la municipalité en 1882, concerne 2 734 élèves des Frères, sans compter les écoles des manufactures et les cours du soir. En protestation, les Catholiques élisent au Conseil municipal le Frère Émétère, directeur (1878-1882) de la communauté du Vénérable.
De plus, un comité se crée et organise des écoles libres.

Le temps des écoles libres

Bientôt, les Frères dirigent 8 écoles paroissiales, dont plusieurs gardent leur nom antérieur.

L'école Saint-Joseph, rue Rollin, se dédoublera rue des Anges, en 1889. En 1882, les dix Frères venant de Notre-Dame s'installent dans les locaux du patro­nage Saint-Michel, dont ils assurent l'animation et où ils créent une école. Puis l'école du Sacré­Cceur, Saint-Bruno et du Saint­Rédempteur (dans le hameau du Pile), du nom des paroisses nouvelles où elles se situent.

le demi-pensionnat Saint-Louis

En 1891 s'ouvre l'externat Saint-Louis, rue Pellart, pour jeunes des classes moyennes.

Il laisse la place à une "Maison de famille" destinée aux jeunes travailleurs, et le Frère Élèmes transfère, en 1895, l'externat sur un vaste emplacement : ce sera le demi-pensionnat Saint-Louis. Fermée en 1907, la maison s'établit à la frontière belge (pensionnat d'Estaimpuis), à 20 km de Lille. Mais entre 1904 et 1910, avec l'interdiction d'enseigner faite aux congrégations, les neuf maisons seront fermées, six continuant avec des Frères sécularisés.

Retour après 25 ans d'absence

L'école Saint-Joseph, fermée en 1906, avait été reprise par un personnel laïque.Sainte-MarieTrois Frères en habit religieux en reprennent la direction, en septembre 1932 - le titulaire restant M. Joseph Jeu -, et la quitteront devant l'invasion allemande en mai 1940.

 

 

Sainte­Marie de Roubaix, école interparoissiale ouverte en 1933, est la seule qui demeure aujourd'hui dans le réseau lasallien.

Avec la crise du textile, la population ouvrière quitte la ville.

 

L'école demeure, accueillant aujourd'hui bien des enfants de familles maghrébines, s'adaptant à ces nouveaux élèves en majorité musulmans.

 

Frère Alain Houry

http://www.lasalle-fec.org
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