Contacter | Forums | S'identifier

>> Institut > Metz
Chercher : 

Institut des Frères des Écoles Chrétiennes

 

 

L'Institut en France

Histoire des écoles lasalliennes

 

Retrouvez une nouvelle page d'Histoire dans le magazine d'éducation
La Salle liens international.

Metz : éclipses et éclaircies

 

Les soubresauts de l'histoire, de France et de Lorraine plus particulièrement, les ont chassés plusieurs fois de leurs oeuvres : les Frères, établis depuis 1747, ont toujours repris leur mission.

Cinq Frères ouvrent à Metz une école début 1747.

À la Révolution, ils accueillent 445 élèves, à Saint-Simplice et Saint-Martin.

Six Frères reviennent en 1817, et ouvrent trois écoles communales - rue Taison (Sainte-Sigolène), rue du Pontiffroy (Saint-Vincent), rue Mazelle (Saint­Maximin) -, puis l'école Saint­Martin : 1 000 élèves au total en 1825.

"Rien n'était plus édifiant que de voir les Frères conduire leurs élèves à la messe ;
la bonne tenue des enfants et, encore plus, la modestie des maîtres ravissaient ceux qui les voyaient. Ce spectacle impressionnant a contribué pour quelque chose à me faire entrer au service du Seigneur"
, témoigne M. l'abbé Louyot, aumônier des Frères depuis 1840.

Enfants et ouvriers

La Ville leur retire en 1840 deux écoles, et oblige les deux autres à ne recevoir "que les plus pauvres enfants". Deux autres écoles libres sont aussitôt créées : Saint-Vincent et l'école professionnelle Saint­Martin, où enfants et ouvriers sont si à l'étroit qu'elle est transférée en 1858 rue des Augustins.
En 1870, la communauté de vingt Frères accueille 500 élèves dans les deux écoles publiques,
et 1 300 élèves dans les deux écoles privées.

Vient le temps de l'annexion prussienne et du Kulturkampf : les maisons des Frères en Lorraine sont supprimées, sauf Saint­Vincent de Metz où deux Frères ne peuvent tenir qu'une classe de 80 élèves (en 1912, on autorisera trois classes et 200 élèves). Par ailleurs, la maison de campagne de Queuleu sert, depuis 1907, aux jeunes Frères venus passer le brevet allemand et, quand le français est interdit dans l'école en 1914, à des travaux d'arboriculture... en français.

Dans l'enthousiasme de la désannexion, le Frère Pierre rouvre en 1919 l'école Saint-Augustin - les autorités n'osent pas s'y opposer, mais la gratuité, conservée jusque-là, disparaît.

Enseignement technique

 

Et en 1938, Queuleu accueille l'Institution de La Salle, nouvelle dénomination du Pensionnat Beauregard, fondé à Thionville en 1854 (et accueilli successivement à Longuyon et Hachy).

Après une occupation de la maison par Siemens en 1940­1944, l'Institution de La Salle revient à Queuleu en 1947.

Développement du technique

En 1954, l'école Saint-Vincent ouvre une section technique radio, fermée en 1960 : c'est Saint-Augustin qui regroupera le technique - comptabilité surtout -, et développera un second cycle.

Salle informatique

 

Par ailleurs, dès 1966 quelques Frères s'engagent dans la ZUP de Borny : accueil des gens du voyage, alphabétisation de réfugiés du sud-est asiatique. Leur communauté a dû fermer en 1991.

C'est aussi dans ce quartier de Metz­Borny que les Frères ont transféré, en 1973, leur maison de retraite.

En 1969, l'école technique Saint-Augustin se transporte à Queuleu, où elle s'intègre à l'Institution de La Salle : elle y gagne de la place (ateliers et internat), mais y perd son caractère populaire.

La maison de la rue Saint­Maximin devient, en centre ville, annexe de l'Institution.

 

Un bâtiment actuel

 

 

Aujourd'hui, Frères et laïcs continuent la présence et la mission lasalliennes dans l'Institution de La Salle, qui accueille 1 700 élèves en école, collège et lycée, technique et professionnel notamment.

Frère Alain Houry

http://www.lasalle-fec.org
© District FEC France

 

Haut de page